Sentinelles du vivant

Chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, immunothérapie, thérapie ciblée. Ces mots arrivent souvent ensemble, au moment où l'on parle de traitement, et ils désignent des façons très différentes d'agir sur un cancer.

Sentinelles du vivant propose de les comprendre en jouant. Des cellules tumorales avancent vers un tissu à protéger. On pose des traitements autour de leur chemin, et on règle leur dose en surveillant la toxicité qu'ils produisent.

Sentinelles du vivant, mission du poumon : deux champs de radiothérapie et une chimiothérapie le long d'un chemin, des cellules tumorales qui avancent, une zone marquée « cœur et œsophage ».
La mission du poumon, au stade localement avancé : deux champs de radiothérapie tenus loin du cœur et de l'œsophage, une chimiothérapie, et les lymphocytes T de l'organisme.

Un épisode par traitement

Le jeu commence par cinq épisodes courts. Chacun ne propose qu'un traitement, avec la règle qui lui est propre.

  • La chimiothérapie agit dans tout le corps. On la dose, et on laisse la jauge de toxicité redescendre entre deux cures.
  • La radiothérapie traite une zone, séance après séance, en épargnant les organes voisins.
  • La chirurgie retire la tumeur avec une marge de sécurité, après un bilan. Elle ne retire pas les cellules déjà parties.
  • L'immunothérapie ne vise pas la tumeur : elle lève le frein que certaines cellules imposent aux défenses de l'organisme.
  • Une thérapie ciblée n'est prescrite que si un test moléculaire trouve sa cible dans la tumeur.

Chaque épisode se termine sur ce que le traitement ne fait pas. C'est ce qui ouvre le suivant.

Puis le corps humain

Viennent ensuite les missions, organe par organe, et la première se joue dans le poumon. Elle propose trois situations, selon l'étendue de la maladie au moment du diagnostic, et les traitements s'y adaptent : retirer la tumeur et les ganglions quand elle est localisée, associer radiothérapie et chimiothérapie quand des ganglions proches sont atteints, passer aux traitements généraux quand des cellules sont parties à distance. Les autres organes de la carte sont encore à construire.

Ce qui est vrai, et ce qui reste un jeu

Les mécaniques reprennent des notions réelles de l'oncologie. Un codex de 28 fiches les complète entre les vagues, rédigées à partir des pages de l'Institut national du cancer et du National Cancer Institute, chacune avec sa source.

Les tours, les vagues, les chiffres et les jauges restent des règles de jeu, jamais des doses ni des recommandations. Le jeu ne simule ni un traitement ni un protocole : ceux-ci évoluent avec la recherche et sont adaptés à chaque personne. Il ne remplace pas un avis médical.

Pourquoi un jeu

Je l'ai conçu d'abord pour qu'on ait envie d'y revenir. Ce sont ses règles qui font le travail. On comprend pourquoi la dose se règle quand la toxicité monte, ou pourquoi une opération réussie ne suffit pas toujours, parce qu'on vient de le vivre à l'écran.

Personne n'a besoin d'être malade pour y jouer.

Il s'adresse à tout le monde, et peut-être un peu plus à celles et ceux qui veulent se représenter ce que font les traitements : des patients, des proches, des soignants qui cherchent comment l'expliquer.

En pratique

  • Gratuit, dans le navigateur, sans inscription ni téléchargement.
  • En français.
  • Sur ordinateur et sur téléphone ; l'ordinateur reste plus confortable.
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