À propos
Mon histoire.
Petit, je construisais des mondes. Aujourd'hui, je traite le cancer avec des rayons. Entre les deux, il y a un détour que je n'avais pas prévu.
Je m'appelle Julien Welmant, radiothérapeute-oncologue. Petit, donc, je construisais des mondes. Des royaumes en Lego, des histoires écrites sur des cahiers à carreaux, des jeux inventés pour mes cousins. Je dévorais les livres de fiction. J'adorais Pokémon. Tout ce qui pouvait m'emmener ailleurs me passionnait. Ce goût-là ne m'a jamais quitté.
Puis il y a eu le Japon. Mon premier voyage, à dix-huit ans, pour fêter mon bac. À l'époque, on ne savait presque rien avant d'y arriver. Pas de YouTube, pas d'Instagram, peu de blogs. On partait vraiment à l'aveugle.
J'y suis retourné une dizaine de fois depuis. Parfois pour le travail, souvent juste pour moi. C'est devenu ma retraite personnelle, l'endroit où je me sens bien. J'y retourne avec le même émerveillement qu'au premier voyage. Le Japon a changé ma façon de regarder les gens, les objets, la vie. Ça infuse presque tout ce que je fais, même sans le dire.
J'ai longtemps exercé la médecine de façon classique. Puis un matin, j'ai compris que j'avais arrêté de construire. Je faisais bien mon métier, mais l'enfant qui bâtissait des mondes ne bâtissait plus rien. Alors j'ai recommencé.
Ce que je cherche aujourd'hui tient en une phrase : faire en sorte que la santé soit désirable. Pas un mal qu'on subit, pas une obligation qu'on fuit. Quelque chose qui puisse être beau, engageant, parfois même joyeux. Je l'appelle Health Should Be Fun. Les gens sourient quand ils l'entendent pour la première fois. Puis ils réfléchissent, et ils arrêtent de sourire. Parce que derrière la formule, il y a une conviction sérieuse : un système de soin qui n'est pas désirable est un système qui échoue avant d'avoir commencé.
C'est cette conviction qui a donné Miroki, le premier parcours de soin au monde avec un robot humanoïde pour les enfants en radiothérapie pédiatrique. Qui a donné ATLAS, l'assistant IA souverain dans ma clinique. Qui donne, avec mon ami Sylvain, Médecin Malin, la newsletter qui aide les autres médecins à ne pas se noyer dans les outils. Qui donne, parce que j'aime les jeux vidéo, Pokemon Health, une réflexion sur ce que pourrait être un vrai jeu pensé pour la santé.
Aucun de ces projets ne tient seul. C'est pour ça qu'ils tiennent.
Soigner, construire, écrire, être père aussi. Pour mener tout ça de front sans m'épuiser, j'ai fini par bâtir un système. Un outil personnel qui absorbe, relie, challenge, se souvient. Il n'est pas encore prêt à être montré. Mais c'est lui qui rend tout le reste possible.
Ma fille me ramène à l'essentiel chaque jour. Ce que je construis, c'est d'abord pour un monde qu'elle héritera. Si demain le soin y est devenu un peu plus humain, un peu plus vivant, un peu plus sensé, ce ne sera pas rien.
Sur ce site, tu trouveras mes projets, mes idées, mes tentatives. Des pièces d'un même puzzle qui prend forme lentement.
Un hôpital du futur, peut-être.
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